Témoignage de la marraine de la soirée du 8 mars (+ ici)

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Le 22 mars 2019 à 11:47

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir,

Tout d’abord, je tiens à vous dire que je suis honorée d’avoir été choisie comme marraine de la soirée. Je ne ferai pas de long discours pour autant, je n’en ai pas vocation. Mais je dois bien avouer que je me suis tout de suite sentie concernée lorsque l’on m’a parlé de combat, de combat contre les cancers féminins. Non seulement parce que je suis une femme, mais parce que je suis, de surcroît une combattante.

En effet, je suis boxeuse professionnelle depuis de nombreuses années bien que cela ne saute pas aux yeux enfin je l’espère et c’est ainsi en ce sens que je me permettrai de parler brièvement de combat ce soir.

Je sais bien que mon combat je l’ai choisi et c’est là toute la différence avec le cancer qui lui s’impose à nous.                                                                                                                                                               Après le choc de l’annonce, vient le temps de l’acceptation, ou du refus ce que l’on appellerait encaisser les coups en boxe, ici « le» coup. De l’envie d’affronter ou de fuir. De monter sur le ring avec l’envie de mettre ko et d’ainsi triompher ou de déclarer forfait pensant l’adversaire trop fort et se voyant vaincu d’avance.

Dans mon sport on dit que sur le ring et même avant d’ailleurs, le mental compte pour 70 % dans l’orientation vers la défaite ou la victoire, ne laissant que 30 % aux autres paramètres. J’ai en effet souvent constaté que mon premier ennemi n’était autre que moi-même, ainsi faut-il être extrêmement fort et déterminé dans sa tête pour pouvoir espérer gagner. Mais cela ne suffit pas il faut également avoir les armes. Entrainement, hygiène de vie, matériel etc dans la boxe. N’en va-t-il pas de même pour lutter contre les cancers ? La prévention n’est-elle pas une des armes que nous avons à notre disposition ?

Si l’on sait que l’on peut agir en amont en se faisant dépister régulièrement, en se faisant vacciner, on aura moins à agir sur le curatif. Petite parenthèse, il est par exemple possible, en se faisant vacciner dès l’âge de 11 ans contre le papillomavirus évitant par-là de contracter par son biais le cancer de l’utérus entre autre. La médecine préventive, est ainsi force est de constater, une des clés de la victoire.

La France n’y étant pas très réceptive par rapport à d’autres pays comme on a pu l’entendre ce soir, c’est sur ce point qu’il faut dès lors agir et progresser.

De même, chacun sait ce qu’il ne faut jamais sous-estimer son adversaire et mieux le connaitre permet de mieux l’appréhender d’où ces interventions de prévention où l’on en apprend beaucoup et d’où on ne peut sortir sans avoir envie de partager autour de soi les précieuses informations recueillies. C’est dans cette optique que j’aimerais que vous sortiez d’ici ce soir. Investis d’un rôle de messagers. Et ainsi je vous invite dès à présent à venir à la rencontre des hommes et des femmes, qui se sont exprimé ce soir afin d’échanger et d’en apprendre le plus possible car la mésinformation est encore aujourd’hui, en France, en 2019 à l’origine de nombreux cancers.

Merci pour votre attention et pour finir je vais citer Marie Louise Leleu future marraine de la Strasbourgeoise 2019 qui n’a pu être présente ce soir mais qui a tenu à partager avec nous cette phrase :

« Pour voir la vie en rose, je prends soin de moi et au moindre doute je n’attends pas, je consulte »

 Marina Sakharov