Non, il n'y a pas de facteur héréditaire au cancer.
Oui, dans la mesure où la grossesse constitue pour certaines patientes l'opportunité de voir leur gynécologue plus régulièrement et donc de réaliser un frottis. Bien qu'un diagnostic soit un peu plus difficile à poser lors d'une grossesse, le frottis est tout aussi pertinent qu'en temps normal. Sachez que le frottis n'est pas fait systématiquement lorsque vous êtes enceinte, il vous sera recommandé si vous n'en avez pas eu pendant les trois dernières années.
Oui, dès lors que vous avez un utérus, vous pouvez envisager une grossesse. Si vous avez été touchée par une forme précancéreuse de la maladie, votre utérus n'est pas atteint, il n'a pas eu à subir d'intervention chirurgicale ou d'ablation. Une grossesse après un cancer du col n'a pas d'incidence sur la santé de l'enfant. Elle nécessite seulement une surveillance rapprochée de la part de votre gynécologue.
Un saignement pendant ou après le rapport sexuel est en général le signe d'une inflammation ou d'une infection. Il peut aussi toutefois constituer le signe d'appel d'une lésion cervicale qui peut, dans certains cas, provoquer un cancer du col. Dans tous les cas, il est important que vous preniez rapidement un rendez-vous avec votre gynécologue pour un examen.
La pilule pourrait augmenter très légèrement le risque d'apparition d'un cancer.
Néanmoins c'est un très bon moyen de contraception.
Le cancer du col est, pour une grande part, lié à l'activité sexuelle. L'un des facteurs de risque est le Papillomavirus, qui se transmet dans la plupart des cas par voie sexuelle. Ainsi, le préservatif a l'avantage de diminuer le risque de transmission du virus. Cette protection n'est pas totale et le préservatif ne suffit pas à lui seul à assurer une bonne contraception surtout chez les femmes jeunes.
Le virus HPV se transmet essentiellement par voie sexuelle. L'utilisation du préservatif réduit le risque de contamination (moins 40%). Il existe cependant certains cas de transmission par un contact direct non sexuel.
Le virus HPV induit des désordres cellulaires qui font que certaines cellules deviennent malignes. La majorité de ces désordres sont naturellement éliminés par notre système immunitaire. Mais lorsqu'on est fragilisé par une carence immunitaire (acquise après une greffe, par exemple, ou une pathologie telle que le sida), mais aussi par une consommation de tabac, par des états prolongés de stress ou de surmenage, l'organisme a moins la possibilité d'éliminer les cellules modifiées et le virus plus l'occasion de s'installer.
Votre partenaire risque d'être porteur du même virus, mais la conséquence pour lui en termes de cancer est infime. En effet, le risque de cancer du pénis est rarissime : le cancer du pénis est de 100 à 1000 fois plus rare chez l'homme que celui du col chez la femme. Le délai d'apparition des anomalies après une contamination est très variable.
Le préservatif est certainement le meilleur moyen de protection contre les infections virales, dont le virus HPV. Il vous est donc recommandé si vous avez des partenaires multiples.
A l’heure actuelle le test de recherche de l’HPV n’est pas recommandé pour le dépistage, le seul examen validé est le frottis.
Votre médecin vous proposera éventuellement un test HPV en cas de frottis eve 3* (ASC-US) pour évaluer le risque d’anomalie. Dans ce cas de figure, l’examen vous sera remboursé par votre caisse d’assurance maladie.
Non, ces lésions sont tout à fait bénignes mais méritent d’être traitées car elles sont très contagieuses. En même temps votre gynécologue vérifiera qu’il n’y a pas d’anomalies sur le col, liées aux virus impliqués dans les maladies du col.
Le traitement des condylomes externes est impératif pendant la grossesse afin d’éviter des problèmes pour le bébé au moment de l’accouchement.
Un des moyens envisageable pour prévenir le cancer du col est la vaccination contre les virus HPV qui sont en cause dans ce cancer.
Un vaccin est disponible sur le marché, Gardasil ®, il protège contre les virus HPV 16 et HPV 18 responsables de 70% des cancers et les virus HPV 6 et HPV 11 responsables des condylomes. Il nécessite 3 injections : à J0, J+2 mois, J+6 mois.
Malheureusement on ne connaît pas encore la durée de protection du vaccin et donc la fréquence des rappels. De plus ce vaccin ne lutte pas contre les cancers dus aux autres virus HPV. Il est recommandé pour les filles de 14 ans et en rattrapage pour celles de 15 à 23 ans n'ayant pas de rapports sexuels ou ayant débuté leur activité sexuelle depuis moins d'1 an. Un autre vaccin contre les virus HPV 16 et 18 pourrait être disponible prochainement. Néanmoins, il est important de continuer le dépistage comme avant et de ne pas croire que le vaccin pourrait dispenser de la surveillance par frottis.
On ne répètera jamais assez : le cancer du col de l'utérus touche toutes les femmes, même s'il est relativement rare chez les femmes jeunes et statistiquement plus fréquent chez les femmes de 45 à 65 ans. La fréquence de cette maladie augmente avec l'âge et atteint un plateau autour de 55 ans.

La biopsie est un geste quasiment indolore : il peut se comparer à une très brève sensation de pincement.
C'est exceptionnel, mais c'est possible. Si le virus HPV est probablement l'agent responsable de 95 % des cancers du col, il existe des cancers hors relations sexuelles qui proviennent d'une transformation cellulaire non induite par le virus. Les causes de cette transformation sont encore mal connues.
Bien sûr ! Non seulement l'hystérectomie ou la conisation n'empêchent aucunement les rapports sexuels, mais elles n'entravent en aucun cas la qualité des rapports sexuels, ni le plaisir. Il n'est pas nécessaire d'avoir des rapports protégés (avec préservatif) pour éviter une recontamination. Le pronostic de guérison ne sera pas modifié.
Voir aussi : Après une hystérectomie, faut-il continuer à faire des frottis ?
Les lésions virales du col utérin sont fréquentes. Dans la majorité des cas, on observe une guérison spontanée des lésions peu sévères avec disparition de toute cellule anormale.
A l'inverse certaines lésions principalement les plus sévères peuvent évoluer vers un cancer, sans qu'on puisse pour autant fixer le délai d'apparition de ce dernier. Ces lésions peuvent mériter un traitement local (conisation) ou du laser, le plus souvent dans le cadre d'une hospitalisation de jour.
Voir aussi : Comment interpréter le résultat de mon frottis ?
Si vous êtes atteinte d'un cancer du col de l'utérus vous pouvez contacter les comités départementaux de la ligue contre le cancer qui accueillent et conseillent toutes les personnes atteintes de cancer. Il n'y a pas d'association spécifique pour le cancer du col de l'utérus.
Prévoyez 24 à 48 heures d'abstinence avant de réaliser votre frottis. La qualité et la pertinence du frottis seront alors optimales.
Voir aussi : Y a-t-il des règles à respecter avant un frottis ?
En cas d'ablation partielle de l'utérus, le col peut rester en place. Si vous avez subi une
hystérectomie totale (col compris) pour une cause qui n'était pas une pathologie cervicale (c'est-à-dire qui n'était pas liée au col), ou un cancer, le frottis du fond vaginal n'est plus nécessaire. En revanche, si la maladie qui a nécessité une ablation a concerné le col, une surveillance régulière s'impose, entre autres par un frottis du fond vaginal.
En résumé :
- ablation de l'utérus , col conservé > frottis classique
- hystérectomie totale due à une pathologie cervicale > frottis du fond vaginal
- hystérectomie totale due à une autre cause > le frottis n'est plus nécessaire
Non, le frottis n'est pas nécessaire même si exceptionnellement certaines tumeurs peuvent survenir chez une personne vierge.
Voir aussi : Peut-on avoir un cancer du col sans jamais avoir eu de rapports sexuels ?
C'est peu conseillé car la fiabilité du frottis est diminuée : en effet, le sang, qui ramène des débris cellulaires venant de l'utérus, peut masquer certaines cellules. Vous réaliserez donc votre frottis après le traitement de l'infection et en dehors des règles.
Voir aussi : Y a-t-il des règles à respecter avant un frottis ?
Le frottis est remboursé à 90 % ou à 65% selon que vous soyez au régime local ou au régime général par l'assurance maladie, et à 100 % avec une assurance complémentaire.