LA
VACCINATION

En complément du dépistage par frottis, les professionnels de santé disposent depuis plusieurs années, d’un deuxième moyen de prévention du cancer du col de l’utérus : la vaccination des jeunes filles pour prévenir l’infection par certains papillomavirus humains (virus HPV).

Ensemble, la vaccination et le dépistage offrent la meilleure protection contre le cancer du col de l’utérus.

  • Qui est concernée par la vaccination ?
  • Quels sont les vaccins ?
  • Quel est le nombre d’injections ?
  • Les vaccins sont-ils remboursés ?
  • Les vaccins sont-ils bien tolérés ?
  • Les jeunes filles vaccinées peuvent-elles s’abstenir de dépistage ?
  • Les vaccins peuvent-ils aider à guérir les lésions du col ?
  • L’Association Eve évalue pour une meilleure prévention
  • Vous souhaitez une plaquette d’informations sur la vaccination ?

La vaccination est recommandée pour les jeunes filles de 11 à 14 ans et en rattrapage pour celles de moins de 20 ans.
Le vaccin protège de l’infection virale, il est donc important de le faire avant la première contamination donc avant le premier contact sexuel. De plus, l’immunité est meilleure chez les plus jeunes qui fabriquent plus d’anticorps. Entre 11 et 13 ans, on peut se limiter à 2 injections.
Ce vaccin peut-être fait en même temps que le rappel du vaccin DT Polio, mais sur l’autre bras.

Voir aussi la FAQ : Dans quels cas la vaccination n’est-elle pas indiquée ?

> Vidéo vaccination

Deux vaccins sont disponibles sur le marché : Gardasil® et Cervarix®.
Ces deux vaccins sont équivalents pour la protection contre le cancer du col de l’utérus. En effet, ils protègent des types viraux 16 et 18, responsables de 70 % des cancers du col.
Le Gardasil® protège également des condylomes externes dus aux types viraux 6 et 11. 

Voir aussi la FAQ : Les deux vaccins sont-ils interchangeables ?

Les jeunes filles de 11 à 13 ans n’auront besoin que de deux injections car leur immunité est meilleure. Pour une efficacité optimale du vaccin, trois injections sont nécessaires à partir de 14 ans (15 ans pour le Cervarix®).

Il est important de respecter les schémas vaccinaux suivants :

1er schéma vaccinal
  Gardasil® Cervarix®
1ère injection Entre 11 et 13 ans Entre 11 et 14 ans
2ème injection 6 mois plus tard 6 mois plus tard

 

2nd schéma vaccinal : pour les jeunes filles plus âgées
  Gardasil® Cervarix®
1ère injection Entre 14 et 19 ans Entre 15 et 19 ans
2ème injection 2 mois après la 1ère injection 1 mois après la 1ère injection
3ème injection 4 mois après la 2ème injection 5 mois après la 2ème injection

Voir aussi la FAQ : Pourquoi peut-on se faire vacciner jusqu’à 19 ans ?

Les vaccins Gardasil® et Cervarix® sont remboursés, comme les autres vaccins, par la Sécurité Sociale à l’exception du ticket modérateur. Le reste à charge peut être remboursé par les mutuelles complémentaires.

En Alsace et pour les jeunes filles de 11 à 14 ans, la Ligue contre le Cancer prend en charge, en l’absence de mutuelle, la partie non remboursée par les organismes d’assurance maladie.
Il suffit d’en faire la demande auprès du pharmacien, qui, comme tous ceux de la région Alsace, a signé une convention avec la Ligue contre le Cancer.

En France, c’est l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) qui est responsable de la pharmacovigilance (surveillance des effets indésirables) concernant les vaccins contre les papillomavirus.
Dans un dernier bilan de juillet 2011, cet organisme précise que le rapport bénéfice/risque est en faveur de la vaccination et que les effets indésirables graves ne sont pas plus fréquents chez les jeunes filles vaccinées que chez celles non vaccinées.
Les études françaises ont été faites sur plus d’1 million de filles. Dans le monde, elles portent sur des centaines de millions de filles.

Voir aussi la FAQ : Quels sont les effets indésirables des vaccins ?

Non, les jeunes filles vaccinées doivent également se faire dépister tous les 3 ans entre 25 et 65 ans.
En effet, la vaccination réduit fortement le risque de cancer du col de l’utérus mais les vaccins ne protègent pas contre les cancers du col dus à d’autres virus HPV.

Cervarix® et Gardasil® sont des vaccins uniquement préventifs, ils ne peuvent pas influer sur la guérison d’une lésion virale. A ce jour, il n’existe pas de vaccin thérapeutique validé et commercialisé.

L’Association Eve a débuté, en collaboration avec les organismes d’Assurance Maladie et les autorités sanitaires, une étude destinée à évaluer l’efficacité de la vaccination sur les lésions dues aux papillomavirus (HPV).
Cette étude se base sur les données de remboursement. Les jeunes filles, ou leurs parents, sont informés de l’étude et peuvent s’y opposer.
Grâce aux données recueillies, l’Association Eve sera en mesure d’évaluer l’efficacité de la vaccination pour diminuer le nombre de lésions du col de l’utérus. A partir des résultats obtenus, elle pourra optimiser la vaccination de la région, par exemple en influant le public dans les zones moins bien dépistées. L’étude, qui s’étendra sur plusieurs années, représente en ce sens un enjeu majeur de santé publique.
Le projet a reçu l’aval du Comité de Protection des Personnes « Est-IV » (CPP), du Comité Consultatif sur le Traitement de l’Information en matière de Recherche dans le domaine de la Santé (CCTIRS) et de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).
En cas d’injection manquante, l’Association Eve pourra contacter les personnes participant à l’étude et les inviter à se rendre chez un professionnel de santé (pédiatre, gynécologue, médecin généraliste, sage-femme ou infirmière) pour finaliser le schéma vaccinal.