LE CANCER DU COL
DE L'UTÉRUS

Le mot cancer peut faire peur…
Pourtant, il est préférable de savoir comment prévenir la maladie, plutôt que de ne pas y penser ! D’autant que le cancer du col de l’utérus est le seul cancer qui soit reconnaissable à un stade précoce, et longtemps à l’avance. Le traitement est alors aisé et la guérison totale quasi certaine…
Le cancer du col de l’utérus n’est pas une fatalité !

On dit qu’il vaut mieux prévenir que guérir.
Dans le cas du cancer du col de l’utérus, prévenir, c’est guérir !

  • Où se situe le col de l’utérus ?
  • Comment le cancer du col de l’utérus se développe-t-il ?
  • Le cancer du col de l’utérus est-il fréquent ?
  • Quels sont les symptômes de ce cancer ?
  • Quels sont les facteurs de risques de ce cancer ?
  • Quel est le traitement du cancer du col de l’utérus ?
  • Est-il possible de guérir d’un cancer du col de l’utérus ?

ou_1L’utérus est un muscle creux dans lequel se développe le fœtus pendant la grossesse. Lors de l’accouchement, c’est le col de l’utérus qui se dilate pour laisser passer le nouveau-né. Partie la plus basse de l’utérus, le col s’ouvre sur le vagin. Il est composé d’une fine muqueuse composée de cellules qui sont, naturellement, en constante évolution.

 

 

ou_2Le col comporte en son centre un canal dont le rôle est essentiel dans la vie génitale de la femme. L’extérieur du col est tapissé d’une muqueuse lisse, ferme et épaisse, presque identique à la muqueuse vaginale. Cette muqueuse est relativement solide, imperméable comme la peau.
Le canal cervical est, quant à lui, tapissé d’une muqueuse fine, fragile, qui fabrique du mucus. Ce mucus, une glaire cervicale, joue un rôle essentiel dans les mécanismes de la fécondation, car, au moment de l’ovulation, il est perméable aux spermatozoïdes. En dehors de l’ovulation et pendant la grossesse, ce mucus devient épais, visqueux, et réalise une barrière empêchant la pénétration des spermatozoïdes mais aussi d’éventuels microbes dans la cavité utérine. C’est également par ce canal endocervical que s’écoule le sang des règles.

Parfois, les cellules qui composent la membrane du col peuvent devenir anormales, et peuvent occasionnellement développer un cancer.
Le cancer du col de l’utérus se développe lentement. Il a une phase précancéreuse, puis une phase cancéreuse localisée suffisamment longue pour permettre un dépistage et un diagnostic rapide et sûr.
commentLes cellules qui se trouvent à la limite entre l’extérieur du col et le canal cervical sont particulièrement sensibles à des agressions microbiennes, chimiques ou virales. C’est dans cette zone appelée « zone de jonction » qu’apparaissent, en cas d’agression importante, les premières cellules anormales qui peuvent être le début d’un état précancéreux et, plus tard, d’un véritable cancer.

Voir aussi la FAQ : Peut-on avoir un cancer du col sans jamais avoir eu de rapports sexuels ?

En France, environ 3 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, et près de 1 500 femmes en décèdent. Le cancer du col occupe le 10ème rang des cancers féminins. Son incidence augmente avec l’âge et atteint son maximum vers l’âge de 60 ans. Ce cancer est le 2ème cancer en termes de mortalité chez les femmes de moins de 45 ans.

Voir aussi la FAQ : Le cancer du col de l’utérus touche-t-il une tranche d’âge particulière ?

Ce cancer n’a pas de signes cliniques : il n’y a pas de symptômes précis. Pourtant, les signes les plus fréquents de manifestation d’un cancer sont des saignements anormaux, en particulier immédiatement après les rapports sexuels ; il peut aussi exister des pertes anormales.

Voir aussi la FAQ : Faut-il s’inquiéter quand on saigne pendant les rapports sexuels ?

Le cancer du col de l’utérus concerne toutes les femmes.
Pourtant, certains facteurs favorisent l’apparition de cette maladie :

  • la précocité des premiers rapports sexuels (avant 17 ans) ;
  • la multiplicité des partenaires ;
  • les facteurs infectieux (dans plus de 90 % des cancers du col, on retrouve certains types d’Human Papilloma Virus) ;
  • le tabagisme (les fumeuses ont un risque 2,4 fois plus important, indépendamment de leur comportement sexuel) ;
  • le déficit immunitaire (traitement immunosuppresseur antirejet, infection par le VIH, etc.).

Voir aussi la FAQ : Quel est le rôle des virus HPV ?
Voir aussi la FAQ : Le cancer du col de l’utérus peut-il être héréditaire ?
Voir aussi la FAQ : La pilule peut-elle favoriser le cancer du col de l’utérus ?

Comme c’est le cas pour toutes les formes de cancers, le traitement est essentiellement basé sur le degré d’évolution de la maladie. Il existe de nombreux traitements qui permettent de faire disparaître les lésions précancéreuses du col avec une guérison totale et définitive. Dans les stades précoces de cancer, c’est la chirurgie qui est préconisée. Dans les formes plus évoluées une radiothérapie avec curiethérapie et une chimiothérapie peuvent être nécessaires.

Voir la vidéo « Lésions précancéreuses et traitement »

On guérit sans problèmes des lésions précancéreuses et des formes débutantes de ce cancer, mais plus difficilement des formes évoluées. C’est tout l’intérêt d’un dépistage précoce ! Si, lors du dépistage, on décèle des lésions, ce ne sont encore que des lésions précancéreuses. Lésion ne veut pas dire cancer. On peut alors engager une démarche thérapeutique qui permet d’enrayer l’évolution de la maladie. Il est aussi possible de guérir d’un cancer plus avancé mais au prix de traitements lourds.

Voir la vidéo « Cancer et guérison »