L'utérus est un muscle creux dans lequel se développe le fœtus lors de la grossesse. Lors de l'accouchement, c'est le col de l'utérus qui se dilate pour laisser passer le nouveau-né. Partie la plus basse de l'utérus, le col s'ouvre sur le vagin. Il est composé d'une fine muqueuse composée de cellules qui sont, naturellement, en constante évolution.
L'utérus est un muscle creux dans lequel se développe le fœtus lors de la grossesse. Lors de l'accouchement, c'est le col de l'utérus qui se dilate pour laisser passer le nouveau-né. Partie la plus basse de l'utérus, le col s'ouvre sur le vagin. Il est composé d'une fine muqueuse composée de cellules qui sont, naturellement, en constante évolution.
Le col comporte en son centre un canal dont le rôle est essentiel dans la vie génitale de la femme. L'extérieur du col est tapissé d'une muqueuse lisse, ferme et épaisse, presque identique à la muqueuse vaginale. Cette muqueuse est relativement solide, imperméable comme la peau.
Le canal cervical est, quant à lui, tapissé d'une muqueuse fine, fragile, qui fabrique du mucus. Ce mucus, une glaire cervicale, joue un rôle essentiel dans les mécanismes de la fécondation, car, au moment de l'ovulation, il est perméable aux spermatozoïdes. En dehors de l'ovulation et pendant la grossesse, ce mucus devient épais, visqueux, et réalise une barrière empêchant la pénétration des spermatozoïdes mais aussi d'éventuels microbes dans la cavité utérine. C'est également par ce canal qui s'écoule le sang des règles.
En France, environ 3500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, et près de 1000 femmes en décèdent. Le cancer du col occupe le 8ème rang des cancers féminins. Son incidence augmente avec l'âge, et atteint son maximum vers l'âge de 60 ans.
Parfois, les cellules qui composent la membrane du col peuvent devenir anormales, et peuvent occasionnellement développer un cancer. Le cancer du col de l'utérus se développe lentement. Il a une phase précancéreuse, puis une phase localisée suffisamment longue pour permettre un dépistage et un diagnostic rapide et sûr.
Les cellules qui se trouvent à la limite entre l'extérieur du col et le canal cervical sont particulièrement sensibles à des agressions microbiennes, chimiques ou virales. C'est dans cette zone appelée "zone de jonction" qu'apparaissent, en cas d'agression importante, les premières cellules anormales qui peuvent être le début d'un état précancéreux, et ,plus tard, d'un véritable cancer.
Le cancer du col de l'utérus concerne toutes les femmes. Pourtant, certains facteurs favorisent l'apparition de la maladie :
- la précocité des premiers rapports sexuels (avant 17 ans)
- la multiplicité des partenaires
- les facteurs infectieux (dans plus de 90 % des cancers du col, on retrouve certains types d'Human Papilloma Virus)
- le tabagisme : les fumeuses ont un risque 2,4 fois plus important, indépendamment de leur comportement sexuel
- le déficit immunitaire (traitement immunosuppresseur antirejet, infection par le VIH)
Le cancer n'a pas de signes cliniques : il n'y a pas de symptômes précis. Pourtant, les signes les plus fréquents de manifestation d'un cancer sont des saignements anormaux, en particulier immédiatement après les rapports sexuels.
Voir aussi : Faut-il s'inquiéter quand on saigne pendant les rapports sexuels ?
On guérit sans problèmes des lésions précancéreuses et des formes débutantes du cancer, et plus difficilement des formes évoluées. C'est tout l'intérêt d'une dépistage précoce ! Si lors du dépistage, on décèle des lésions, ce ne sont encore que des lésions précancéreuses. Lésion ne veut pas dire cancer. On peut alors engager une démarche thérapeutique qui permet d'enrayer l'évolution de la maladie.
Comme c'est le cas pour toutes les formes de cancers, le traitement est essentiellement basé sur le degré d'évolution de la maladie. Il existe de nombreux traitements qui permettent de faire disparaître les lésions précancéreuses du col avec une guérison totale et définitive. Dans les stades précoces de cancer, c'est la chirurgie qui est préconisée. Dans les formes plus évoluées une radiothérapie et une chimiothérapie peuvent être nécessaires.